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jeudi 26 septembre 2013

COURS ET ATELIERS : "HERBORISTERIE"


« L'étude des plantes est, pour ceux qui s'y livrent, une source inépuisable de joies vives et douces qui portent en elle, je ne sais quoi de délicat, de pur, de sacré »

Abbé Louis-Ferdinand Jehan

QU’EST-CE QUE L’HERBORISTERIE ?

C'est un art de guérir millénaire, accessible, transmis et utilisé en première ligne dans le monde entier, encore aujourd'hui par quatre individu sur cinq.

L'herboristerie est en lien avec tous les domaines vitaux de l'existence humaine : L'agriculture, la biologie, la botanique, la diététique, l'écologie, l'éducation, l'éthique, l'histoire, la médecine, la philosophie, la politique et la spiritualité.

L'herboristerie consiste dans la préparation et la commercialisation de plantes médicinales ou de préparations dérivées. Par métonymie, le terme désigne aussi la boutique dans laquelle sont vendues les plantes médicinales, tenue par un herboriste. Mieux, on devrait plutôt dire de ces boutiques qu’elles sont des « herbalisteries », mais ce terme n’est pratiquement jamais utilisé.

L’herboristerie est l’art de prendre soin de la santé globale d’une personne avec l’aide des plantes médicinales.

Les plantes médicinales sont employées et prisées depuis la nuit des temps. L’une des premières médecines à être utilisée, l’herboristerie traditionnelle a traversé les époques pour trouver sa place dans la médecine moderne.

CARACTÉRISTIQUES DE L’HERBORISTERIE 

L’herboristerie se caractérise par ses produits extraits avec des solvants nobles (alcool, eau, vinaigre, glycérine, huile, vin, miel) et des méthodes qui préservent l’intégrité de la plante.

Se distingue par son approche curative holistique, globale, favorisant l’autonomie et la prise en charge de sa propre santé.

L’herboristerie traditionnelle se distingue des autres approches de santé naturelles ou conventionnelles par une utilisation des plantes médicinales sèches ou fraîches, avec des préparations simples et accessibles, comme par exemple : des tisanes, des concentrés liquides, des sirops, ou des plantes intégrées à l’alimentation.

Ordinairement, les plantes médicinales sont préparées par infusion, par décoction ou par macération. Leur mode d'utilisation est varié : par ingestion : sous forme de tisanes ou de poudre incorporée aux aliments, par bain de bouche et gargarismes, par fumigation ou sous forme de cigarettes à fumer, par application sur la peau : lotion ou fomention (compresses), par le bain de tout ou partie du corps, par injection ou lavement, cataplasmes, baumes, huile essentielles, aromathérapie, etc...

Les plantes de base utilisées dans notre pharmacopée occidentale sont des simples, c’est à dire des plantes accessibles à tous et toutes, et qui vont soutenir l’organisme dans son entier plutôt que d’agir de façon ponctuelle dans une approche symptomatique.

Il est certain que dans le cas de symptômes aigus, on cherchera à diminuer la douleur ou symptômes problématiques. Mais notre approche privilégie le long terme, c’est une approche qui soutien, nourrit, tonifie l’organisme et la vie ! Aussi, l’idée est de redonner l’autonomie aux individus, afin qu’ils se sentent en confiance de prendre en charge leur santé.

En herboristerie clinique, on fait un bilan de santé de la personne de façon holistique, c’est à dire incluant les habitudes alimentaires, l’hygiène de vie, l’exercice, etc. Puis, on suggère des changements alimentaires ou autres s’il y a lieu, et bien sûr des plantes, sous différentes formes. Par la suite, il est important de prévoir des suivis ponctuels afin d’évaluer l’évolution de la santé et revoir les plantes et dosages.

Les plantes médicinales peuvent également s'employer comme assaisonnement, en bains, en compresses, en lotions, en élixir floral psychothérapeutique, en encens, en gélules, en sirop, et même en lavement!

Assurément, si elles sont bien utilisées, les plantes sont magiques!

POUR QUI ?

Plusieurs cas ! Grossesse, maladies infantiles, troubles menstruels ou hormonaux, ménopause, andropause, dépression, infections, troubles digestifs, détoxification, troubles nerveux, troubles immunitaires, fatigue, gestion du poids, santé cardio-vasculaire, sevrages… Selon le champ de compétence du thérapeute, les plantes médicinales sont aussi polyvalentes que l’être humain peut l’être.

Petite Histoire de l'Herboristerie




Le métier d'herboriste a été officiellement reconnu sous le règne de Philippe le Bel en 1312. Au XVe siècle, les épiceries et apothicaireries sont devenues des corporations reconnues. 

En 1593, le Jardin des plantes de Montpellier a été créé en même temps que la faculté de pharmacie (aujourd’hui encore réputée dans le domaine des plantes médicinales). Ce jardin a servi de modèle pour le Jardin des plantes de Paris créé en 1626. 

La profession d'herboriste s’est officialisée au cours de XVIIIe siècle, avec la création d’un diplôme délivré par le doyen de la faculté de médecine en 1778. Il fallut toutefois attendre 1927 pour que soit fondée l'Ecole nationale d'herboristerie située rue du Temple à Paris. 

Le diplôme de cette école a été supprimé le 11 septembre 1941 par la loi dite de Vichy, qui n’a pas été abrogée après la Libération. 

Avec la mode actuelle pour l’écologie et les remèdes naturels, les Plantes médicinales intéressent de plus en plus de consommateurs.

On peu pratiquement parler d’un retour en force des plantes médicinales...

Les herboristes au Canada...

Au Québec, la Guilde des herboristes, qui est le regroupement des professionnels et amateurs de plantes médicinales, a été fondée en 1995 et compte actuellement plus de 300 membres. Elle travaille pour faire reconnaître le droit à l'utilisation des plantes médicinales.

Plusieurs écoles privées enseignent à nouveau l'herboristerie, telles que l'Académie Herboliste, l'Herbothèque, Flora Medicina et maintenant notre École des Muses... Ces écoles, en plus de transmettre le savoir ancestral de l'herboristerie, sont aussi adaptées à notre société contemporaine, avec des cours d'anatomie, de pathologie et d'interactions avec les médicaments.

COURS ET ATELIER DE L’ÉCOLE DES MUSES


Nous favorisons une approche holistique qui considère que toutes les fonctions du corps humain travaillent en synergie pour le maintien, la défense et la perpétuation de l’être vivant. De ce fait, nous considérons qu’il est essentiel d’agir dans la conscience de cette philosophie pour la pratique de l’herboristerie.

COURS ET ATELIER : « INTRODUCTION À L’HERBORISTERIE »
(Programme à venir)

COURS ET ATELIER : « PRÉPARATION DES PLANTES MÉDICINALES »
(en 5 volets)

1- Initiation aux Plantes Médicinales
2- Les infusions
3- Les décoctions
4- Les macérations
5- L’Utilisation des Plantes Médicinales

Notes :
Voir aussi nos Ateliers : « HERBORISTES EN HERBE »
Les programmes des cours paraîtrons très bientôt sur notre blog
Communications, informations et formulaires d'inscription seront communiqué dès le 1er octobre
Les premières sessions d'ateliers et de cours seront donnés à la fin du mois d'octobre et se poursuivront jusqu'en début de décembre.

mercredi 25 septembre 2013

ATELIERS : « HERBORISTES EN HERBE »


Plusieurs ateliers dans des domaines connexes à l’herboristerie et à la naturopathie sont offerts par L’ÉCOLE DES MUSES...

Des ateliers qui préconisent d’aller à la rencontre de la nature, et apprendre à tirer d’elle tout ce dont vos avez besoin pour votre santé, votre bien-être... Et surtout, des ateliers qui vous apprennent tout simplement ce que tout le monde devraient savoir au sujets des bienfaits des plantes et autres services que la nature peu nous rendre.

N’est-ce pas nécessaire de savoir bien se nourrir, de savoir prendre soin de soi, de savoir veiller à sa santé et à celle des autres?

Les Ateliers proposés par L’ÉCOLE DES MUSES se présentent comme des atouts considérables, pour tous et chacun. Avoir une meilleure connaissance de la nature qui nous entoure, certes, mais aussi, savoir comment se débrouiller avec elle et s’en servir au mieux. Ces ateliers, en somme, constitue un véritable guide de survie...

De plus, c’est un plaisir que de savoir faire ses produits naturels, ou savoir combiner des plantes à notre alimentation... C’est un plaisir de mieux connaitre les plantes et mieux savoir s’en servir, car c’est un plaisir d’être en santé et en contact avec la nature qui nous entoure. Nous faisons partie intégrante de la nature, c’est dans notre nature...

LES ATELIERS : « HERBORISTES EN HERBE »

- ATELIER DE FABRICATION ARTISANALE DE SAVONS
- ATELIER DE FABRICATION ARTISANALE DE CHANDELLES
- ATELIER DE FABRICATION ARTISANALE D’ENCENS
- ATELIER DE FABRICATION ARTISANALE DE PAPIER
- ATELIER : FABRICATION DE COSMÉTIQUES NATURELS
- ATELIER : FABRICATION DE PRODUITS NETTOYANTS NATURELS
- ATELIER : L’ART DE LA « TISANERIE »
- ATELIER : LES PLANTES COMESTIBLES DE NOS FORÊTS
- ATELIER : LES PLANTES « MÉDICINALES » DE NOS FORÊTS
- ATELIER : LES REMÈDES DE GRANDS-MÈRES
- ATELIER : L’ART D’ÊTRE VÉGÉTARIEN
- ATELIER : LA SANTÉ EN MANGEANT

ATELIERS : AROMATHÉRAPIE (huiles essentielles)


Qu'est-ce-que l'aromathérapie ?

À cause peut-être de son préfixe « aroma », une perception courante veut que l'aromathérapie se résume à diffuser d'agréables odeurs juste pour le plaisir... Or le suffixe "thérapie" indique bien qu'il s'agit d'une approche de soin - assez complexe, d'ailleurs - dont les essences aromatiques des plantes constituent la base. L'appellation qui est devenue d'usage courant pour parler des essences aromatiques est "huiles essentielles".

Comme méthode thérapeutique, l'aromathérapie figure parmi les outils-ressources de la naturopathie. On s'en sert contre plusieurs affections (toux, maux de tête, sinusite, asthme, problèmes digestifs, insomnie, fatigue, blessures sportives, pelade), mais selon les aromathérapeutes, son action la plus remarquable est de nature antiseptique (contre les bactéries, les virus, les champignons et les parasites).

On s'en sert également pour l'hygiène des espaces intérieurs (prévention et traitement des maladies infectieuses), en soins esthétiques et pour la détente. On lui prête aussi une action bienfaisante sur le plan psychologique et pour contrer l’anxiété. Cependant relativement peu d’études scientifiques appuient ces applications.

Les huiles essentielles peuvent être utilisées par voie interne, externe ou aérienne.

Voie interne. Comme les huiles essentielles sont irritantes pour les muqueuses, on les mélange généralement à un peu d’huile végétale, à du miel ou à du yogourt (elles ne se diluent pas dans l'eau). On trouve aussi sur le marché des huiles préparées avec de l’alcool, des oléocapsules (avec une base d'huile végétale) ainsi que des préparations en capsules et en suppositoires.

Voie externe. L'huile peut se diffuser dans l'organisme à travers la peau; on la mêle à une huile de massage ou à un onguent.

Voie aérienne. L'huile diffusée dans l'air est absorbée par les voies respiratoires; il existe plusieurs modes de diffusion...

Les diffuseurs à soufflerie permettent une nébulisation des huiles et une diffusion dans un espace assez vaste; c'est la meilleure méthode pour un usage thérapeutique par voie aérienne;

La méthode passive (poterie poreuse) ne permet qu'une faible évaporation, sans que les particules puissent agir sur la qualité de l'air;

La chaleur (sur une chandelle ou une lampe) diffuse le parfum, mais risque de détruire les propriétés thérapeutiques des huiles essentielles;

Les ventilateurs (dans les systèmes d'aération des maisons ou des autos) sont efficaces, sauf s’ils sont munis d’un filtre qui risque de retenir une partie des particules.

Qu'est-ce qu'une huile essentielle ?

L’huile essentielle est une substance odorante volatile produite par certaines plantes et pouvant être extraite sous forme de liquide. Bien qu'on les appelle huiles, ces substances ne contiennent aucun corps gras : une goutte déposée sur un papier s'évaporera sans laisser de trace contrairement à une huile végétale.

Le règne végétal compte plusieurs centaines de milliers d'espèces et 4 000 d'entre elles fabriquent des essences aromatiques; toutefois, seulement quelques centaines le font en quantité suffisante pour qu'on puisse les extraire. Aujourd'hui, l'extraction se fait surtout selon 3 procédés.

- Pression à froid, pour les zestes d’agrumes comme l’orange ou le citron;
- Extraction par solvant, dont le dioxyde de carbone, surtout pour les fleurs fragiles;
- Distillation à la vapeur, un procédé inventé au XIe siècle et le plus utilisé aujourd'hui.

L'extraction des huiles essentielles est coûteuse, surtout à cause de la très grande quantité de matière première requise. Il faut compter environ 35 kg de plantes, en moyenne, pour obtenir 1 litre d'huile essentielle. Et c'est bien davantage dans le cas de certaines plantes comme la rose. D'où le prix élevé des véritables huiles essentielles. Car il existe aussi des huiles synthétiques, qui conviennent à la parfumerie, mais pas à l'aromathérapie.

Depuis des milliers d'années, les huiles essentielles sont utilisées couramment en cuisine, en médecine, en parfumerie et dans l'industrie cosmétique. Mais, c'est à la fin du XIXe siècle, en France, que commence l'histoire moderne de l'aromathérapie. C’est alors qu’on a prouvé scientifiquement la capacité des huiles essentielles à neutraliser les bactéries (vers la même époque, on découvrait les antibiotiques, ce qui a eu pour effet d'écarter l'aromathérapie du champ de la médecine). On doit à René-Maurice Gattefossé, en 1928, la première utilisation du terme aromathérapie. On voit aussi, mais rarement, parfumothérapie.

Des composés chimiques complexes...


Une huile essentielle peut renfermer jusqu'à plusieurs centaines de sortes de molécules, chacune ayant des propriétés particulières (antiseptique, bactéricide, immunostimulante, décongestionnante, etc.). Les scientifiques regroupent ces molécules en plusieurs chémotypes ou "familles biochimiques" - cétones, esters, coumarines, phénols, monoterpénols, etc. -, en fonction de la similarité de leurs propriétés.

De nombreuses huiles comprennent plus d'un chémotype. L’huile essentielle de sauge sclarée (Salvia sclarea), par exemple, contient 250 molécules différentes, dont 75 % issues de la famille des esters, et 15 % de celle des monoterpénols. Les molécules travaillent en synergie, ce qui explique la polyvalence des huiles essentielles et leur vaste spectre d'action. Une fois que l'on connaît les propriétés des chémotypes ainsi que leur concentration dans une huile essentielle, on peut déterminer quels seront les effets de celle-ci, bienfaisants ou dangereux.

Il ne faut pas mélanger, pour une même plante, les propriétés de son huile essentielle et celles des feuilles ou des fleurs prises en décoction, par exemple. Ni confondre huiles essentielles, essences culinaires et parfums.

Potentiellement toxiques...

Les huiles essentielles sont très concentrées en éléments chimiques actifs et peuvent présenter certains dangers... Plusieurs composés sont irritants ou allergènes pour la peau et les muqueuses. D’autres peuvent être toxiques à forte dose ou sur une longue période.

En ce qui concerne l'usage interne, il faut savoir que certains chémotypes, comme les cétones, sont des poisons et ne doivent jamais être absorbés. Les huiles essentielles ne doivent pas, en principe, être ingérées pures. Comme pour tout médicament, il importe de bien se conformer aux recommandations d’utilisation. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un aromathérapeute qualifié.

Enfin, il faut savoir qu'une même plante peut inclure diverses espèces, dont chacune possédera des chémotypes différents. La lavande (Lavandula), par exemple, compte plusieurs espèces dont les officinalis, les stoechas et les latifolia; c'est donc le nom latin complet qui nous permet de savoir de quelle plante exacte il s'agit. Le lieu de culture (climat, altitude, composition du sol) peut aussi influencer la composition chimique d'une plante.

Huile chémotypée ou artisanale ?

Les huiles essentielles, dites "chémotypées", proviennent de laboratoires qui sont en mesure de déterminer la structure biochimique exacte de leurs produits. Ces huiles sont particulièrement bien indiquées pour les usages thérapeutiques spécifiques, tandis que les huiles artisanales (identifiées uniquement par le nom de la plante) conviennent aux usages généraux. Certains laboratoires produisent aussi des préparations combinant plusieurs huiles aux propriétés complémentaires pour traiter des affections précises.

Dans le domaine des huiles essentielles, il existe en fait 2 écoles qu’on pourrait qualifier de scientifique et d’artisanale...

La première insiste sur l'importance de la standardisation des produits pour assurer une thérapie efficace et précise.

L'école artisanale soutient, pour sa part, que les légères variations de chémotypes sont d'importance toute relative, et préconise de privilégier les plantes indigènes quand c'est possible. Le producteur québécois d'huiles essentielles Mikaël Zayat affirme que « les plantes indigènes sont mieux adaptées pour combattre les microbes indigènes », et qu'elles risquent moins de provoquer des effets secondaires.

COURS-ATELIERS AROMATHÉRAPIE

Programme des Cours et Ateliers de l’École des Muses, très bientôt sur notre page